« La police l'appelle « FIDO » — bordel, continue — parce que le système rend les arrestations inutiles.

« 

Le chef conservateur Pierre Poilievre affirme que le Canada est passé de quartiers sûrs à ce qu'il appelle « une zone de guerre dans de nombreuses communautés canadiennes », accusant les réformes libérales de la justice de libérer les

récidivistes.

S'exprimant à l'émission Can't Be Censored, Poilievre a cité une récente affaire ontarienne impliquant une victime âgée de trois ans comme preuve que le système ne fonctionne pas.

« Ça me rend vraiment malade », a-t-il dit.

« L'accusé avait déjà été reconnu coupable d'avoir molesté un enfant de 12 ans et avait un casier judiciaire pour une demi-douzaine d'infractions. Pourtant, d'une manière ou d'une autre, il était dans la rue. C'est le résultat direct des lois libérales.

« 

Au cœur de ses critiques se trouve le projet de loi C-75, qui consacre la présomption selon laquelle les juges libèrent les accusés

« dans les meilleurs délais raisonnables et aux conditions les moins onéreuses ».

« 

Combiné au projet de loi C-5, qui a abrogé les peines minimales obligatoires et élargi les peines d'emprisonnement avec sursis, Poilievre a déclaré que le résultat était une porte tournante

.

« Ce n'est pas compliqué. Nous avons un petit groupe de criminels qui commettent un nombre phénoménal de crimes, et ils continuent d'être relâchés.

« 

Poilievre a fait valoir que les agents de première ligne sont tellement démoralisés qu'ils ont inventé leur propre acronyme pour décrire la futilité des arrestations :

« Ils appellent ça « FIDO », bordel, drive on. Pourquoi ? Parce que les formalités administratives les empêchent de sortir de la rue plus longtemps que le criminel ne restera réellement derrière les barreaux.

« 

Sa prescription est directe :

« La prison, pas la libération sous caution. Imposez des peines de prison obligatoires. Trois frappes, tu es éliminé. Trois infractions graves et tu t'en vas pour toujours.

« 

Poilievre a rejeté l'idée selon laquelle les villes canadiennes auraient besoin de troupes fédérales de style américain

.

« La police fait son travail », a-t-il déclaré.

« Mais leur travail est annulé par le code pénal fédéral. Débarrassez-vous de ces lois libérales et laissez la police assurer la sécurité de nos communautés.

« La

criminalité étant désormais au cœur des débats politiques, Poilievre fait le pari que sa position intransigeante trouvera un écho auprès des Canadiens qui estiment que leurs rues et leur avenir sont moins

sûrs que jamais.